Accéder au contenu principal

A Bayonne, le procureur reconnaît le tilde dans les actes d’état civil

Aña est née en 1995 mais l’orthographe de son prénom n’avait encore jamais été reconnu par l’état civil. C’est chose faite depuis le 22 novembre 2023. Elle a reçu de l’administration la copie intégrale de son acte de naissance rectifié après décision du procureur. 

« Après avoir lutté à ma manière, dès l’âge de 5 ans en ajoutant un petit ~ sur mon prénom, comme par exemple sur les ordonnances du médecin, après avoir passé des examens comme le bac, où, lorsque j’ai dit mon prénom, on m’a corrigée en disant "non, votre prénom est ANA", et ça fait un petit pincement au cœur, même si techniquement ils ont raison, sur les papiers… c’est possible, même 28 ans après ! » a témoigné la jeune femme, également bascophone, sur Facebook.

 

Pour y parvenir, elle a utilisé les informations diffusées par ce groupe d'entraide sur Facebook et elle a été persévérante.

 

Pour le petit Fañch de Lorient, on y croit aussi ! Et ça ne mettra pas 28 ans ! Betek an trec’h !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'histoire vraie du petit Fañch qui a fait changer d'avis le procureur de Brest

Le revirement du procureur du tribunal de Brest, annoncé par le maire de Brest mercredi 25 février, n’est pas tombé du ciel. Les victoires judiciaires des familles des Fañch nés à Quimper, Lorient et Angers ont compté. Une autre affaire a pesé dans la décision du procureur : celle d’un autre petit Fañch, né à Brest au début du mois de novembre 2025. Récit avec sa maman, Gwendoline. Fañch a trois mois et demi. Il s’est réveillé et il babille. Gwendoline sait qu’il va bientôt avoir faim.  « Avec Fabien, mon conjoint, on a décidé de le prénommer Fañch parce qu’on est tous les deux Bretons et que nous voulons faire perdurer la culture bretonne. On savait qu’il y avait eu des batailles juridiques, mais trois jours avant l’accouchement, on avait appris par la presse que la cour d’appel de Rennes venait de valider le tilde pour le petit Fañch de Lorient . Donc, on s’est dit que ce n’était plus un sujet.   « Après la naissance, Fabien est allé déclarer Fañch à la mairie...

Victoire définitive pour le petit Fañch de Lorient

Depuis hier, la victoire judiciaire est totale pour les parents de Fañch Pichancourt, né à Lorient en juin 2023 . En effet, la cour d'appel de Rennes leur avait donné raison dans sa décision de novembre 2025 mais une incertitude planait : l'Etat allait-il se pourvoir en Cassation ? Les parents de Fañch ont reçu hier l'assurance écrite que ce n'était pas le cas et que leur victoire est définitive. Avec celle du petit Fañch né à Angers, également en 2023, cette victoire est la seconde du collectif Mignoned Fañch. Elle n'aurait pas été possible sans la tenacité des parents des deux enfants, le soutien financier de Skoazell Vreizh, la défense de l'avocat Iannis Alvarez et le soutien populaire qu'on l'on mesure à la parution des articles de presse, des expressions de solidarité sur les réseaux sociaux et des motions votées par de nombreuses collectivités ( communes  et Région Bretagne ). Le dossier n'est pas clos puisqu'en décembre, l'avocat Ianni...

Une décision de justice attendue le 24 février

Prolifique mois de février pour tous les Mignoned Fañch : deux décisions de justice sont attendues à la fin du mois (le 24 à Lorient et le 27 à Angers) et la députée de Quimper a déposé une nouvelle proposition de loi pour autoriser le ñ à l'état civil. Jeudi 6 février était un jour particulier pour les parents du petit Fañch Pichancourt : ils se rendaient, pour la première fois de leur vie, au tribunal, à Lorient. Ils avaient saisi la justice pour faire annuler la décision du procureur, lequel avait retiré le tilde du prénom à l’état civil du prénom de leur enfant. Alors que l’audience n’était pas publique et qu’aucune organisation n'avait appelé à une quelconque manifestation, les autorités avaient néanmoins mobilisé six policiers CRS devant le tribunal.   Lors de sa plaidoirie, Iannis Alvarez, l’avocat que Skoazell Vreizh met à disposition de la famille, a exposé que le procureur n’était pas habilité à modifier l’état civil du bébé, la procédure relavant du juge aux affaire...