Après l’adieu à Charlie Grall hier à Carhaix, Mignoned Fañch a appris que le ministère de la Justice a ordonné aux procureurs généraux de Rennes et de Pau de ne plus attaquer les familles dont le nom de famille ou le prénom comporte un tilde.
Cette instruction concerne 8 départements : 5 en Bretagne (Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et Morbihan) et 3 en Nouvelle-Aquitaine (Landes, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées).
« Pour un pays dont la devise comprend l'égalité et la fraternité c’est tout de même assez fou, » observe Caroline Marcq, la maman d’un petit Fañch né à Angers en 2023. Mignoned Fañch partage son point de vue.
Selon Ouest-France, le ministère de la Justice entend ainsi « respecter les choix individuels » et « ne pas engorger inutilement les juridictions ». Le rappel du principe de liberté de choix du prénom par le ministre est à saluer.
La déclaration du ministère est une bonne nouvelle, mais si le gouvernement tient vraiment à mettre un terme aux affaires Fañch il faudra modifier la circulaire sur l’état civil, ou alors permettre l’aboutissement de la proposition de loi d’Annaïg Le Meur, co-signée par une soixantaine de députés de partis différents et de toute la France, voire modifier la Constitution puisque le Conseil constitutionnel avait prononcé, sans se donner la peine d’argumenter, que la légalisation des signes diacritiques utilisés dans les langues régionales était contraire à la Constitution.
> Lenn ar pennad-se e brezhoneg
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